TRES FLORES KOREDAS ESKRIMA SILAT KUNTAO COMBATE GENERAL - Daniel Lamac     Koredas Master Instructor International
       L'ESKRIMA PHILIPPIN                
                                                                       
Au cours de leur histoire tourmentée, les Philippines ont été visitées par les majeures cultures martiales existantes (indienne, chinoise, arabo-musulmane, européenne, japonaise, américaine), ce qui a favorisé l'émergence sur l'archipel de nombreuses formes de combat individuel. A partir du XVIe siècle, sous le joug colonial espagnol, naît et se développe l'art martial philippin le plus caractéristique et le plus remarquable : l'Eskrima philippin. A l'origine l'Eskrima n'est autre que l'escrime espagnole rapière et dague pratiquée par des Philippins.
 
Cette nouveauté martiale fait l'unanimité chez les Philippins qui la greffe sur les styles de combat préexistants en remplaçant les lames espagnoles par des armes de main locales, une longue et une courte, toutes deux de taille et d'estoc, et toutes deux indistinctement offensives. L'Eskrima devient alors un art de combat individuel dévastateur.
Il est bientôt suivi par l'Eskrima des bâtons qui est son système "ombre" servant à l'enseignement, à la transmission et occasionnellement au camouflage de l'Eskrima des lames.
 
Progressivement l'Eskrima se révèle l'atout majeur des guerriers de la résistance philippines qui l'adaptent aux critères de la guérilla, essentiellement le terrain (la foret tropicale), la nécessité de frapper vite parmi plusieurs adversaires et l'utilisation des armes le plus largement disponibles: bâtons, bolos (coutelas d'utilité des paysans) et techniques de mains nues.
 
Aux Philippines, après quatre siècles d'enracinement, l'Eskrima est une réalité culturelle nationale incontournable. L'eskrima moderne classique, défini aux alentours des années 1920, adhère au concept de "combate general" et embrasse tous les paramètres du combat individuel, contre un ou plusieurs adversaires, avec ou sans armes.
 
Ses techniques de bâton nous viennent du maniement de l'épée, alors que les techniques de main libre (seconde main) s'inspirent généralement du rôle originel de la dague. Du tempérament des guerriers philippins il a hérité l'engagement du rôle originel de la dague. Du tempérament des guerriers philippins il a hérité l'engagement sans hésitation et sans demi mesure.
 
Les systèmes normalement enseignés par l'Eskrima sont :
  • espada solo
  • espada y daga
  • baston solo
  • doble baston
  • baston y daga
  • baston y mano (bâton- main libre)
  • daga y daga
  • daga y mano
  • mano y mano (mains nues)
 
Aujourd'hui, les combats avec bâtons sont devenus emblématiques des arts martiaux philippins.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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